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Bienvenue !

Cette page est une petite porte ouverte sur le Monde afin de montrer une manière différente de concevoir la vie, le travail et le vin. Il vous a probablement fallu un peu de hasard voire de chance, pourquoi pas, pour arriver jusqu’ici.

Comme l’indique le nom de notre entreprise, le temps est au coeur de nos préoccupations. Il nous semble important d’avoir la maîtrise sur celui-ci lors d’étapes cruciales de vinification mais de lui laisser toute sa place lors de travaux aux champs, notamment, en minimisant le travail mécanisé, en limitant l’utilisation de produits phytosanitaires et surtout en ayant recours à des  » Donneurs de Temps « , ces personnes, qui offrent gracieusement un peu du leur (en échange du gîte et du couvert) pour faire avancer mon entreprise.

En d’autres termes, il s’agit d’une autre façon de devenir vigneron (sans aide de l’Etat ni des banques) et si vous désirez faire partie du projet, à la hauteur de vos possibilités, car il n’y a pas de distinction entre un « petit » donneur ou un grand, alors cliquez sur le bouton suivant.

— Pierre

Philosophie

2019

Mon ami, Didier G., a mis le doigt sur une de mes contradictions que je dois éclaircir.

Depuis que je fais du vin avec les Donneurs de Temps, je suis persuadé de faire du vin nature. Mais c’est litigieux! En effet, il peut m’arriver d’utiliser de petites doses de soufre ainsi, qu’occasionnellement, de la bentonite (une argile de collage). De plus, je n’exclus pas un jour devoir utiliser, si nécessaire, de l’acide tartrique dans mes vins.

Alors, le vin nature, ça n’est que du raisin?

Le terme « vin nature » ou « vin naturel » est proscrit par le service des fraudes en France. En l’absence de cadre légal, pas de règles, ni de contrôle.

Le texte de la DIRECCTE indique que, « réglementairement parlant », les mots « nature« , « naturel » ou tout autre appellations semblables ne peuvent pas être utilisées pour le vin. Par ailleurs, le comité national de l’agriculture biologique de l’INAO a récemment précisé que « réglementairement, le mot nature ne peut pas être utilisé pour le vin. Selon le codex agroalimentaire, ne peuvent prétendre à ce terme que les aliments bruts, qui ont été à la limite tranchés ou râpés. Mais pas fermentés ou conditionnés… ».

Je réalise donc, d’après Philippe et Didier, des vins natures moins le quart ™ ©

Depuis le millésime 2012, tous mes vins avaient, à l’analyse, moins de 30mg/L de SO2 total.

Toutes les cuvées des millésimes 2012, 2013 et 2015 étaient sans soufre ajoutés. Mais, à l’analyse, elles se trouvaient avec plus de 10mg/L de SO2 total (produit par les levures).

En 2014 et 2017, les cuvées de rouges ont été sulfitées à 2g/hL (20mg/L de SO2 ajoutés).

En 2016, toutes les cuvées ont reçu 1 à 2g/hL de SO2.

Mon sentiment

Pour faire du vin nature à 100% (pur jus, si je puis dire), il faut donc des vignes et un vigneron en santé. J’ai eu, pour ma part, une petite baisse de régime mais je mets en place de nouvelles techniques pour m’épargner et pour faire des vins qui, je l’espère susciterons l’émotion.

rebêche manuelle
rebêche manuelle

2014

Après des études de chimie puis de viticulture, j’ai opté pour un tour de France viti-vinicole de dix ans. N’étant pas issu d’une famille de vignerons et ne possédant donc pas de foncier, j’ai ainsi travaillé sur seize exploitations de tailles différentes pratiquant la viti-viniculture principalement biologique au sein de différents terroirs. Ces multiples expériences m’ont permis de poser les bases de mon projet d’installation.

Ma principale préoccupation a été et est toujours d’élaborer un modèle (schéma) de production qui me permette de vivre de ma passion sans que cela se fasse au détriment de la pérennité de la nature et de l’humain. Faire des choses qui ont du sens m’a ainsi conduit à créer, en 2012, « Les Donneurs de Temps », une exploitation viti-vinicole de 1,5 hectares.

Les parcelles acquises étaient menées en agriculture biologique depuis plus de dix ans et j’ai demandé la certification biologique avec le millésime 2014. Les raisins sont évidement cultivés puis vinifiés sans produits organiques de synthèse (produits dérivés du pétrole). Pour protéger et aider mes vignes à produire, j’utilise uniquement des produits qui existent naturellement sur terre: du soufre, des oxydes de cuivre, des argiles, du talc ainsi que des tisanes de plantes. La maîtrise des adventices est obtenue par la tonte et le travail mécanique et manuel du sol. Ce dernier est fertilisé une fois par an par incorporation de fumier de mouton arboisien.

D’une manière générale, j’essaie de reproduire les gestes ancestraux respectueux des rythmes naturels et du bon sens dans la vigne. Et bien sûr, lors de la vinification, je fais le choix de limiter les manipulations ainsi que les intrants et c’est pourquoi mes vins peuvent être qualifiés de vins naturels.

L’entreprise « Les Donneurs de Temps » est, notamment, née du constat que les exploitations, telles qu’elles sont pensées, génèrent énormément de déchets. D’autre part, elles restent très fragiles en raison des énormes investissements que le modèle agro-économique privilégie. Par conviction, « Les Donneurs de Temps » a donc été créée sans recours à l’emprunt, ni aux subventions, afin de ne pas avoir à supporter des coûts financiers démesurés et conserver une certaine liberté. Cela a été possible car je suis entouré et que j’ai fait le choix d’avoir ponctuellement une activité complémentaire.

Plus qu’un domaine ou une exploitation, « Les Donneurs de Temps » est une transition qui rassemble des personnes, d’horizons divers, qui se retrouvent sur ces valeurs humaines et écologiques et plus particulièrement celles de l’entraide, la transmission de savoirs et l’échange de savoir-faire. Mon but est de vivre dignement de mon travail et de faire partager mon émotion à travers mes vins.

— 2014 —

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Guillaume GILET